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VOL 50: NOVEMBER • NOVEMBER 2004dCanadian Family Physician • Le Médecin de famille canadien 1505

Looking back

Rétrospective

I

n 1954 the College of General Prac-tice of Canada was formed amid dire predictions that general practitio-ners were going the way of the dodo and would soon be replaced by special-ists who would pro-vide much better, more scientifi c care.

In this com-memorative issue of Canadian Family Physician, celebrat-ing 50 years of post-poned extinction, we present a snap-shot of practice and

the times during the early years of the College. It was fascinating to scan old journals to see what the issues of the day were and to see how much we have changed. But many issues were strikingly just the same. Th e current cry that family doctors “don’t get no respect” was heard back then as strongly as it is now. Fifty years of the College’s eff orts to pro-mote family practice have not changed the prestige balance much. Several articles described the role of GPs in hospitals: GPs’ role was diminishing then, as now, and local medical communities were encour-aged to develop departments of general practice to preserve their privileges.

Other themes that echo from the past include eff orts to defi ne family practice. Th en, as now, there was a struggle to defi ne a unique body of knowledge or an approach that makes us what we are. The

diffi culty of fi nding locum tenens has not substantially changed either, and “home care” was being described as the great saviour of health care in the late 1950s.

Despite qualms about the future of family medicine in the 1950s, there was a real sense of pur-pose and optimism in the establish-ment of the College and its mandate to promote education. Growth in College membership was noted with pride, and there was defi nitely a new sense of direction that was thought to lead to a better future. General practitioners were getting involved in teaching and research, and there was a desire to promote the uniqueness and special qual-ities of general practice as a career. The College even planned its Annual Scientifi c Assembly as a cruise on the Empress of England. Can you imagine that today?

In the articles, advertisements, and photos there is a touching naïveté about practice. Although fam-ily doctors then worked very long hours and were involved in all aspects of practice, it seems they were not as rushed or pressured as we are today. I bet they had less paperwork! One article describes how to assess a person’s tongue for illness. A lawyer off ers advice, and the list of practices “for sale” is

From another time

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Looking back Rétrospective

clearly from another time. Advertisements portray physicians in positions of authority, and there are a disturbing number of promotions for strong neuro-leptics to deal with stress and anxiety. Th e current question, “what is the evidence?” is notably absent, and it seems that when a professor pontifi cated, GPs listened and did not question.

Perhaps one of the most striking changes is the place and role of women both as patients and col-leagues. Physicians were seen and described almost exclusively as “medical men,” and in only one photo did I see a lone woman registering for a CME course. Women were portrayed in advertisements and some articles as helpless creatures requiring special care. Today, with 60% of family medicine graduates being women, one can truly say they “have come a long way.”

I was impressed by how much social history was revealed in the early years of Canadian Family Physician. This is, of course, not really surpris-ing, as we all operate within the context of a social milieu. When I look at the current journal, it too, refl ects our times in many ways. Our

soci-ety seems more diverse, more accepting of

alter-natives, more questioning, and more married to technology and marketing. These values are refl ected in current issues emphasizing quality of evidence, a more commercial design, and the eff orts put into peer review to provide high-quality material.

Family doctors of the 1950s seemed to derive

equal measure with their predecessors. Fifty years from now, I hope someone will scan current issues and catch a sense of those same values. Looking back, we tend to smile at many aspects of practice and the medical culture, but a new generation will be smiling at us in the same way, 50 years on. Will family medicine still be alive and well? Of course. Patients are people, and they will always want a person to care for them.

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Rétrospective Looking back

D’une autre époque

E

n 1954, le College of General Practice of

Canada voyait le jour au beau milieu de pré-dictions terribles que les omnipraticiens étaient en voie d’extinction et seraient bientôt rempla-cés par des spécialistes dispensant des soins bien meilleurs et plus scientifi ques.

Dans ce numéro commémoratif du Médecin de famille canadien, qui célèbre 50 ans de disparition remise à plus tard, nous présentons un aperçu de la pratique et de la situation qui prévalait aux tout débuts du Collège. Il a été fascinant de con-sulter les anciens journaux pour savoir quelles étaient les actualités de l’époque et découvrir combien nous avons changé. Par ailleurs, de nom-breux problèmes demeurent les mêmes. L’actuelle plainte que les médecins de famille ne «sont tout simplement pas respectés» était déjà exprimée avec tout autant de véhémence. Les 50 années d’eff orts du Collège pour promouvoir la pratique familiale n’ont pas beaucoup changé le déséqui-libre du prestige. Plusieurs articles décrivaient la place des omnipraticiens dans les hôpitaux: leur rôle était en déclin alors, tout comme maintenant, et les milieux médicaux locaux étaient encouragés à créer des départements de médecine générale pour préserver leurs privilèges.

Au nombre des autres thèmes du passé qui se réitèrent aujourd’hui fi gurent les eff orts pour défi nir la pratique familiale. À l’époque, comme maintenant, nous tentions de défi nir un ensem-ble unique de connaissances ou une approche qui nous caractérise. La diffi culté de trouver des rem-plaçants n’a pas beaucoup changé non plus, et les «soins à domicile» étaient décrits comme les grands sauveurs des services de santé à la fi n des années 1950.

En dépit des inquiétudes à propos de l’ave-nir de la médecine familiale durant les années 1950, il y avait un véritable sentiment de raison d’être et d’optimisme à l’égard de la création du

Collège et à son mandat de promouvoir l’éduca-tion. La croissance du nombre de membres du Collège était soulignée avec fi erté et il y avait défi -nitivement une nouvelle orientation qui laissait présager un meilleur avenir. Les omnipraticiens participaient à l’enseignement et à la recherche, et ils aspiraient à promouvoir le caractère unique et les qualités spéciales de la pratique générale en tant que profession. Le Collège avait même pla-nifi é son Assemblée scientifi que annuelle dans le contexte d’une croisière sur l’Empress of England. Pourriez-vous imaginer cela aujourd’hui?

Dans les articles, la publicité et les photos, il se dégage une touchante naïveté à propos de la pratique. Les médecins de famille de l’époque travaillaient de longues heures et participaient à toutes les facettes de la pratique mais ils ne sem-blaient pas aussi pressés que nous le sommes aujourd’hui. Je gage qu’ils avaient moins de pape-rasse à remplir! L’un des articles décrit comment examiner la langue d’une personne pour dépister les maladies. Un avocat off re ses conseils, et la liste des pratiques «à vendre» date vraiment d’une autre ère. Les annonces publicitaires représentent les médecins dans des postes d’autorité et il s’y trouve un nombre inquiétant de promotions de neuroleptiques pour contrer le stress et l’anxiété. La question d’actualité contemporaine «quelles sont les données scientifi ques?» est remarquable-ment absente et il semble que lorsqu’un profes-seur pontifi ait, les omnipraticiens écoutaient et ne le remettaient pas en question.

Le changement peut-être le plus frappant se situe dans la place et le rôle des femmes, autant comme patientes que comme collègues. Les méde-cins étaient perçus et décrits presque exclusivement au masculin et je n’ai vu qu’une seule photo où était représentée une femme s’inscrivant à un cours de FMC. Les femmes montrées dans les annonces publicitaires et décrites dans certains articles sont

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des créatures impuissantes qui ont besoin de soins spéciaux. À l’heure actuelle, compte tenu des 60% de diplômés en médecine familiale qui sont des femmes, on peut réellement dire qu’«elles ont fait du chemin».

J’ai été surpris de la mesure dans laquelle l’histoire sociale se révélait dans Le Médecin de famille canadien. En fait, ce n’est pas si impres-sionnant puisque nous fonctionnons tous dans le contexte d’un milieu social. Lorsque je regarde l’actuelle revue, elle reflète aussi notre époque à plusieurs égards. Notre société semble être plus diversifiée, accepter davantage les options de rechange, être plus prédisposée à remettre en question, et plus étroitement liée à la technolo-gie et au marketing. Ces valeurs transpirent dans les numéros actuels, notamment dans l’insis-tance sur la qualité des données scientifiques, la conception axée davantage sur la commercialisa-tion et les efforts consacrés à l’évaluacommercialisa-tion externe pour offrir du matériel de grande qualité.

Les médecins de famille des années 1950 sem-blaient tirer la même satisfaction personnelle de leurs relations avec les patients que ceux d’aujourd’hui. Les valeurs de

com-passion, d’honnêteté et d’engagement sont épousées tout autant par la présente géné-ration que par ses pré-décesseurs. Dans 50 années d’ici, j’espère que quelqu’un passera en revue les actuels numéros de cette publication et qu’il s’en dégagera la même adhé-sion à ces valeurs. En rétros-pective, nous avons tendance à sourire un peu en face de

vibrante? Bien sûr. Les patients sont des humains et ils voudront toujours avoir quelqu’un qui les soigne.

Dr Reid exerce la médecine familiale à Orillia, en

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Jack of All Trades continued from previous

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References

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