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Maladie d’Alzheimer

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Maladie d’Alzheimer

Mise à jour en 2007

Fadi Massoud,

MD, FRCPC

Cet article a fait l’objet d’une révision par des pairs.

This article has been peer reviewed

.

Can Fam Physician 2007;53:50-54

RÉSUMÉ

OBJECTIF

  La maladie d’Alzheimer (MA) représente la démence la plus fréquente. Plusieurs nouveautés  ont marqué le traitement pharmacologique de la MA au cours des dernières années. Nous traitons ici de 2  de ces éléments, soit le rôle de la prévention vasculaire et celui d’une nouvelle molécule, la mémantine.

QUALITÉ

DES DONNÉES

  Les données sur lesquelles se basent les conclusions et les recommandations de  cet article proviennent d’études de niveaux de preuve I et II.

MESSAGES PRINCIPAUX

  Selon les données récentes, la maladie vasculaire joue un rôle important dans  la physiopathologie de la MA. La mémantine est un antagoniste non-compétitif avec faible affinité du  récepteur N-méthyl-d-aspartate du glutamate qui offre un profil d’efficacité et d’innocuité très intéressant  dans la MA modérée à grave.

CONCLUSION

La prévention et le traitement des facteurs de risque vasculaires devraient faire partie  intégrante de la prise en charge de la MA. La mémantine représente une nouvelle option thérapeutique  efficace et bien tolérée dans la MA modérée à grave. 

ABSTRACT

OBJECTIVE

  Alzheimer disease (AD) is the most common form of dementia. There have been many  advances in the pharmacological treatment of AD in recent years. This article discusses 2 of these  advances: vascular prevention and a new molecule, memantine.

QUALITY OF EVIDENCE

  The conclusions and recommendations in this article are based on data from  studies providing level I and level II evidence.

MAIN MESSAGE

  Recent data suggest that vascular disease plays an important role in the physiopathology  of AD. Memantine is a non-competitive, low-affinity N-methyl-d-aspartate receptor antagonist of 

glutamate that offers a very attractive efficacy and safety profile for treating moderate to severe AD.

CONCLUSION

  The prevention and treatment of vascular risk factors should be an integral part of the  management of AD. For the treatment of moderate to severe AD, memantine is a new option that is  effective and well tolerated.

(2)

L

a  démence  est  une  maladie  prévalente  chez  les  personnes  âgées.  Selon  l’Étude  Santé  Vieillissement  Canada,  10%  des  individus  de  65  ans et plus souffrent de démence et ce chiffre augmente  à  35%  après  l’âge  de  85  ans1.  La  maladie  d’Alzheimer 

(MA)  représente  67%  des  cas  de  démence,  ce  qui  en  fait la cause la plus fréquente. Actuellement, la prise en  charge  pharmacologique  de  la  MA  se  base  sur  le  rem- placement cholinergique avec des inhibiteurs de la cho-linestérase  dont  3  sont  offerts  sur  le  marché  canadien:  donépézil,  rivastigmine  et  galantamine.  Les  effets  opti-maux  de  ces  traitements  sont  obtenus  lorsqu’ils  sont  débutés  précocement  dans  l’évolution  de  la  maladie.  Une  dizaine  d’études  randomisées  contrôlées  à  double  insu ont démontré de façon constante des bénéfices aux  niveaux cognitif et global (selon l’impression de l’aidant  et  du  médecin),  ainsi  qu’au  niveau  du  fonctionnement  quotidien  et  du  comportement2.  Par  ailleurs,  certaines 

études  suggèrent  des  bénéfices  pharmacoéconomiques  à  l’utilisation  précoce  des  ces  médicaments  dont  une  diminution de la charge des aidants3, des coûts associés 

à la maladie4,5

 et possiblement des risques d’institution-nalisation6. Plusieurs nouveautés ont marqué la prise en 

charge pharmacologique de la MA au cours des derniè-res années. Nous traitons de 2 de ces éléments dans cet  article,  soit  le  rôle  de  la  prévention  vasculaire  et  celui  d’une nouvelle molécule, la mémantine, dans la MA.

Qualité des données

La base de données PubMed a été interrogée en croisant  les  mots  clés  (MeSH)  suivants:  dementia,  Alzheimer’s  disease, prevention, vascular et memantine. Pour la sec-tion  sur  la  prévendisease, prevention, vascular et memantine. Pour la sec-tion  vasculaire,  les  articles  épidémio-logiques et physiopathologiques sont de niveau I ou de  niveau  II.  Les  données  de  prévention  primaire,  secon-daire et tertiaire sont principalement de niveau I. Quant  à la section sur la mémantine, les données traitant de la  pharmacologie proviennent d’études de niveau I ou II et  celles sur l’efficacité proviennent d’études de niveau I.

Rôle de la prévention vasculaire

Plusieurs  données  suggèrent  que  la  maladie  vascu-laire  joue  un  rôle  important  dans  la  physiopathologie  de  la  MA7,8.  Ces  données  se  basent  sur  les  similitudes 

épidémiologiques,  cliniques  et  pathologiques  avec  la  démence  vasculaire,  le  fait  qu’il  existe  une  hypoperfu-sion  régionale  dans  les  phases  précoces  de  la  MA  (au  stade  des  troubles  cognitifs  légers)  et  que  l’hypoperfu-sion  cérébrale  peut  induire  un  état  d’hypométabolisme,  des  changements  cérébraux  dégénératifs  et  des  attein-tes cognitives. La théorie la plus souvent évoquée pour 

soutenir  cette  hypothèse  est  celle  de  CATCH  (Critically  Attained  Threshold  of  Cerebral  Hypoperfusion)9.  Selon 

cette  hypothèse,  une  hypoperfusion  régionale  serait  le  facteur déclencheur de la cascade d’évènements physio-pathologiques (incluant la déposition de plaques séniles  et  d’enchevêtrements  neurofibrillaires)  qui  mène  éven-tuellement aux manifestations cliniques de la MA. Nous  abordons  le  rôle  de  la  prévention  vasculaire  primaire,  secondaire et tertiaire dans la MA.

Prévention vasculaire primaire. La prévention primaire  touche  les  individus  ayant  un  facteur  de  risque,  mais,  qui  n’ont  aucune  manifestation  de  la  maladie  ciblée,  soit des déficits cognitifs dans la MA. En prévention pri-maire,  des  données  existent  sur  le  rôle  des  antihyper-tenseurs  et  des  hypocholestérolémiants.  Trois  études  démontrent  que  l’utilisation  optimale  d’antihyperten-seurs dans l’hypertension systolique ou diastolique ainsi  qu’après  un  événement  cérébrovasculaire  est  associée  à  une  réduction  de  l’incidence  de  déficits  cognitifs10-12. 

La  plus  importante  de  ces  études  est  l’essai  SYST-EUR  (Systolic  Hypertension  in  Europe  Trial)  incluant  2418  individus dont l’âge moyen est de 70 ans et qui démon-tre que l’utilisation d’un bloquant des canaux calciques  (nitrendipine)  avec  ou  sans  de  l’hydrochlorothiazide  ou  de l’énalapril, réduit l’incidence de démence à 2 ans de  50%10.  Pour  ce  qui  est  des  hypocholestérolémiants,  2 

études d’envergure, l’étude PROSPER (Prospective Study  of Pravastatin in the Elderly at Risk: pravastatine vs pla-cebo  chez  5804  individus  pendant  une  durée  moyenne  de  3,2  ans)13  et  l’étude  MRC/HPS  (Heart  Protection 

Study:  simvastatine  vs  placebo  chez  20536  individus  pendant  une  durée  moyenne  de  5  ans)14  ont  évalué  le 

rôle des statines dans la prévention des déficits cognitifs  chez  des  individus  avec  des  facteurs  de  risque  ou  des  maladies  cardiovasculaires  et  cérébrovasculaires.  Les  2  études  sont  parvenues  à  des  conclusions  similaires:  l’utilisation  des  statines  en  prévention  primaire  réduit  les évènements  cardiovasculaires et cérébrovasculaires,  mais n’entraîne aucun effet sur les fonctions cognitives.  Ces résultats contre-intuitifs de prime abord  pourraient  s’expliquer par certaines limitations méthodologiques de  ces  études  notamment  la  durée  relativement  courte  et  l’évaluation  très  sommaire  voire  insuffisante  des  fonc-tions cognitives.

Prévention vasculaire secondaire. La prévention secon-daire  concerne  les  individus  qui  ont  des  manifesta-tions  précoces  de  la  maladie  ciblée.  Une  seule  étude  (Hypertensive  Old  People  in  Edinburgh)  s’est  attardée  sur  le  rôle  du  traitement  de  l’hypertension  systolo-dias-tolique  avec  du  captopril  vs  bendrofluazide  chez  des  individus  ayant  des  déficits  cognitifs  légers  tels  que  définis  par  un  score  entre  20  et  28  sur  le  Mini-Mental  State  Examination. Aux  termes  de  l’étude,  il  n’y  avait  pas  de  différence  importante  entre  les  2  médicaments. 

(3)

Cependant,  les  individus  avec  la  meilleure  réponse  en  termes de  réduction  de  tension  artérielle  diastolique  démontrent  une  amélioration  de  leur  mémoire  de  tra-vail.

Prévention  vasculaire  tertiaire. La  prévention  tertiaire  concerne  les  individus  atteints  de  la  maladie  ciblée.  Aucune étude ne s’est attardée sur le rôle de la préven-tion  vasculaire  chez  des  individus  porteurs  d’un  dia-gnostic  de  MA.  Cependant,  2  études  ont  évalué  le  rôle  de  la  prévention  vasculaire  dans  la  démence  vascu-laire. La première démontre une amélioration cognitive  avec  le  contrôle  de  l’hypertension  artérielle  et  l’arrêt  du  tabagisme  chez  les  individus  avec  démence  vascu-laire à infarctus multiples16. La deuxième démontre une 

amélioration cognitive et de la perfusion cérébrale avec  l’utilisation d’aspirines chez des individus avec démence  vasculaire à infarctus multiples17.

Prévention vasculaire: controverse. Un des éléments de  la  prévention  vasculaire  qui  demeure  controversé  est  celui de la limite inférieure de tension artérielle à viser.  En  général,  les  bénéfices  cardiovasculaires  et  cérébro-vasculaires  semblent  inversement  proportionnels  aux  chiffres  de  tension  artérielle  obtenus.  Cependant,  une  étude  de  population  suggère  que  le  risque  de  déficits  cognitifs importants ou de démence augmente quand le  chiffre  de  tension  artérielle  systolique  dépasse  180  mm  Hg ou quand celui de la tension artérielle diastolique est  inférieur  à  65  mm  Hg18.  Le  risque  semble  donc  associé 

aux 2 extrêmes du spectre de la tension artérielle. Ainsi,  même si les résultats de l’étude Hypertensive Old People  in  Edinburgh  suggèrent  que  la  réduction  de  la  tension  artérielle  est  relativement  sécuritaire,  il  y  a  un  risque  potentiel  de  détérioration  cognitive  si  les  chiffres  dimi-nuent  de  façon  marquée  par  diminution  associée  de  la 

perfusion cérébrale. À cet effet, quand il s’agit de déter- miner les chiffres de tension artérielle à cibler, il est sug-géré de suivre les recommandations du groupe canadien  sur le traitement de l’hypertension19,20.

Prévention  vasculaire:  conclusions. Nous  assistons  actuellement  à  une  certaine  évolution  de  paradigme  dans  la  compréhension  de  la  MA.  D’une  maladie  dégé-nérative  avec  des  facteurs  de  risques  principalement  non modifiables, on semble s’orienter vers une maladie  avec  une  composante vasculaire  importante avec  plu-sieurs  facteurs  de  risque  modifiables.  Ceci  suggère  que  la prévention et le traitement des facteurs de risque vas-culaires  devraient  faire  partie  intégrante  de  la  prise  en  charge de la MA (voir le tableau 1).

La mémantine: vers une nouvelle option

thérapeutique dans le traitement de la

maladie d’Alzheimer

La mémantine a fait son entrée sur le marché canadien  en  2004.  Il  s’agit  d’un  antagoniste  non-compétitif  avec  faible affinité du récepteur N-méthyl-d-Aspartate (NMDA)  du glutamate21,22

. Le glutamate représente le neurotrans-metteur  stimulant  le  plus  abondant  dans  le  système  nerveux central et joue un rôle important dans l’appren-tissage et la rétention mnésiques (plasticité synaptique).  Paradoxalement,  une  sur-stimulation  des  récepteurs  à  glutamate  entraîne  une  dysfonction  de  la  transmission  neuronale  et  des  dommages  avec  éventuellement  la  mort neuronale par influx intracellulaire excessif de cal- cium. Ce phénomène baptisé «excitotoxicité» a été évo-qué  dans  plusieurs  processus  pathologiques  tels  que  l’ischémie  et  les  maladies  neurodégénératives.  Selon  cette  hypothèse,  dans  la  MA,  il  y  a  stimulation  tonique  continue plutôt que phasique du récepteur NMDA. Ceci  entraîne  un  excès  de  glutamate  endogène  et  pourrait 

Tableau 1. Approche thérapeutique de la maladie d’Alzheimer

TRAiTeMenT STADe non-PhARMACoLogiQue PhARMACoLogiQue

Prodrome (troubles

cognitifs légers) • Prévention vasculaire • Prévention «cognitive» (stimulation sociale et intellectuelle) • Traitement des pathologies concomitantes (hypothroïdie, dépression, etc.) • Prévention vasculaire

Léger • Annonce du diagnostic

• Enseignement

• Référence aux ressources • Sécurité à domicile • Mandat/testament • Directives anticipées • Conduite automobile

• Prévention vasculaire • IChE

Modéré • Gestion de la perte d’autonomie avec les ressources

communautaires • Support aux aidants

• Prévention vasculaire • IChE

• Mémantine

Sévère • Faciliter la relocalisation

• Rediscuter des directives anticipées • Niveaux de soins, réanimation

• Prévention vasculaire • IChE

• Mémantine

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contribuer à la physiopathologie de la maladie. Par son  effet antagoniste non-compétitif du récepteur NMDA, la  mémantine  agit  de  façon  symptomatique  en  modulant  la neurotransmission glutamatergique et pourrait poten-tiellement atténuer le phénomène d’excitotoxicité.

Pharmacologie23.La  mémantine  est  absorbée 

complè-tement  après  l’administration  orale.  La  concentration  maximale est obtenue entre 3 et 8 heures après l’inges-tion.  Elle  est  liée  aux  protéines  plasmatiques  à  45%  et  est éliminée entre 60% à 80% de façon inchangée dans  les  urines.  Des  ajustements  de  doses  sont  donc  néces-saires  chez  les  individus  avec  fonction  rénale  compro-mise.  La  demi-vie  d’élimination  varie  entre  54  et  104  heures. La dose de départ recommandée est de 5 mg 1  fois par jour à augmenter jusqu’à 10 mg 2 fois par jour  par  paliers  de  5  mg/semaine.  Chez  les  individus  avec  une clairance de la créatinine entre 40 et 60 ml/min la  dose  quotidienne  devrait  être  limitée  à  10  mg  par  jour.  Il  n’y  a  pas  de  données  pour  les  individus  dont  la  clai-rance est en dessous de 40 ml/min (voir le tableau 2). 

La  mémantine  est  relativement  bien  tolérée.  Les  effets  secondaires  les  plus  souvent  rapportés  sont  la  confu-sion,  les  étourdissements,  les  céphalées,  la  fatigue,  la  somnolence  et  la  nausée.  La  seule  contre-indication  absolue  est  l’hypersensibilité  au  produit.  Des  précau-tions sont de mise chez les patients épileptiques et avec  maladie  cardiovasculaire  décompensée.  Des  examens  ophthalmologiques  périodiques  sont  recommandés  en  raison  de  dépôts  cornéens  déjà  rapportés.  Il  faut  éviter  l’utilisation de la mémantine avec d’autres antagonistes  du  récepteur  NMDA  (p.  ex.,  amantadine,  dextrometor-phan ou kétamine).

Efficacité. Une étude chez des individus avec démence  vasculaire ou MA modérée à grave, en milieu de soins  de  longue  durée,  a  démontré  un  bénéfice  au  niveau  fonctionnel  et  de  l’évaluation  globale  à  3  mois  dans  le  groupe  ayant  reçu  de  la  mémantine  par  rapport  au  groupe  placebo24.  Il  n’y  a  pas  eu  de  différence 

importante en termes d’effets adverses par rapport au  groupe placebo.

Deux  études  similaires  sur  la  démence  vasculaire  légère à modérée démontrent des bénéfices aux niveaux 

cognitif  et  comportemental  à  7  mois  dans  le  groupe  ayant reçu de la mémantine par rapport au groupe pla-cebo25,26.  Étonnamment,  l’intensité  de  la  réponse 

sem-blait  proportionnelle  à  la  gravité  de  la  démence.  Là  encore, il n’y a pas plus d’effets adverses dans le groupe  mémantine que dans le groupe placebo.

Une étude récente chez des individus avec MA modé-rée à grave (Mini-Mental State Examination score entre 3  et 14) demeurant en communauté a comparé la méman-tine à 20 mg par jour au placebo chez 252 patients pour  une  durée  de  28  semaines27.  Cette  étude  démontre  des 

bénéfices dans le groupe mémantine au niveau cognitif  ainsi  qu’au  niveau  du  fonctionnement  quotidien  et  de  l’évaluation  globale.  Par  ailleurs,  dans  le  groupe  ayant  reçu  la  mémantine,  les  aidants  naturels  ont  passé  en  moyenne 1,4 heures de moins à superviser les activités  des  patients  ce  qui  pourrait  contribuer  à  diminuer  leur  charge.  Dans  cette  étude,  les  patients  sous  mémantine  ont rapporté un peu plus d’insomnie et de diarrhées que  les patients sous placebo.

Finalement,  l’étude  la  plus  récente  avait  pour  but  d’évaluer l’effet additif de la mémantine sur un inhibiteur  de  la  cholinestérase28.  Dans  cette  étude,  404  patients 

avec  maladie  d’Alzheimer  modérée  à  sévère  (MMSE  entre 5 et 14) à des doses stables de donépézil ont reçu  de  la  mémantine  versus  placebo  pendant  24  semaines.  Le  groupe  avec  le  traitement  combiné  a  obtenu  des  bénéfices au niveau cognitif, ainsi qu’au niveau du fonc-tionnement  quotidien,  du  comportement  et  de  l’évalua-tion  globale  en  comparaison  au  groupe  sous  donépézil  seul.  Les  patients  sous  donépézil  et  mémantine  combi-nés ont eu un peu plus de confusion et de céphalées que  le groupe sous donépézil seul.

D’autres  études  en  cours  ou  récemment  com-plétées  visent  à  valider  les  résultats  dans  la  MA  modérée  à  grave. Actuellement,  la  mémantine  est  approuvée  au  Canada  pour  la  MA  modérée  à  grave  en  monothérapie  ou  en  association  avec  un  inhibi-teur de la cholinestérase.

Mémantine: perspectives d’avenir. Quelques questions  demeurent en suspens quant au rôle de la mémantine  dans  la  MA,  notamment  l’efficacité  comparativement  aux inhibiteurs de la cholinestérase, l’efficacité additive  des  inhibiteurs  de  la  cholinestérase,  l’efficacité  dans  les  phases  légère  à  modérée  de  la  maladie  et  l’ana-lyse  pharmacoéconomique  de  ce  médicament  surtout  lorsqu’il  est  utilisé  en  ajout  aux  inhibiteurs  de  la  cho-linestérase. Des études en cours tentent de répondre à  certaines de ces questions.

Mémantine:  conclusions. La  mémantine  est  une  nou-velle option thérapeutique dans la MA modérée à grave.  Elle offre un potentiel modificateur de la maladie quoi-que  cette  propriété  n’ait  pas  été  évaluée  dans  les  étu-des  publiées.  Elle  est  bien  tolérée  et  est  efficace  en 

Tableau 2. Schéma posologique de la mémantine

SeMAine MATin SoiR

1 5 mg (1/2 co) 0

2 5 mg (1/2 co) 5 mg (1/2 co)

3 10 mg (1 co) 5 mg (1/2 co)

4 et suivantes 10 mg (1 co) 10 mg (1 co)

• CRcl ≥ 60 ml/min -> 20 mg/j

• 40 ml/min ≤ CRcl ≤ 60 ml/min -> 10 mg/j • CRcl < 40 ml/min -> pas de données

(5)

POINTS DE REPèRE DU RÉDACTEUR

Cet article traite de 2 nouveautés dans le traitement

de la maladie d’Alzheimer: la prévention vasculaire

et la mémantine.

Les données suggèrent que la prévention et le

trai-tement des facteurs de risque vasculaires devraient

faire partie intégrante de la prise en charge de la

maladie d’Alzheimer.

La mémantine est une nouvelle option

thérapeu-tique dans la maladie d’Alzheimer modérée à grave.

EDITOR’S kEY POINTS

This article describes 2 advances in the treatment

of Alzheimer disease: vascular prevention and

memantine.

The data suggest that the prevention and treatment

of vascular risk factors should be an integral part of

Alzheimer disease management.

Memantine is a new option in the treatment of

moderate to severe Alzheimer disease.

monothérapie  ou  en  association  avec  un  inhibiteur  de 

la cholinestérase. 

Correspondance à: Dr Fadi Massoud, Hôpital Notre-Dame, Service de gériatrie, 1560, Sherbrooke Est, Montréal, (Québec) H2L 2M1; téléphone: 514 890-8000, poste 26769; télécopieur: 514 412-7506; courriel: [email protected]

références

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References

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