Beatriz Coca Méndez Universidad de Valladolid [email protected]
Resumen
Española de nacimiento, la vida de María Casares estará marcada por la Guerra Civil, lo que acarrea el exilio en Francia. La Ocupación de París será decisiva, ya que los avatares de la historia le solicitarán renacer y hacer frente a los desafíos que impone el rostro cambiante de un tiempo de incertidumbres. En París, el exilio inaugura una época de aprendizajes y nuevas fundaciones, tan significativos como el nuevo nacimiento cronológico en las tablas del teatro des Mathurins en 1942. De hecho, el teatro será la patria de elección de la actriz y en la que recobrará las fuerzas para llevar a cabo su búsqueda e interpretar los claroscuros que tornasolan la comedia humana, y expresar su fidelidad al país de adopción y al de nacimiento.
Résumé
Espagnole de naissance, la vie de Maria Casarès va être marquée par la guerre d’Espagne, ce qui entraîne son exil en France. L’Occupation de Paris sera également décisive, puisque les aléas de l’histoire vont lui demander de renaître et de faire face aux défis qu’impose le visage changeant d’un temps d’incertitude. À Paris, l’exil inaugure la période des apprentissages et de nouvelles fondations, aussi signifiants que sa naissance en 1942 au théâtre, celui des Mathurins. En effet, le théâtre deviendra la patrie de son choix, où elle puisera la force pour entreprendre sa quête pour jouer les clairs obscurs qui colorent la comédie humaine, et pour exprimer sa fidélité envers son pays d’adoption et celui de ses origines.
Maria Casarès a certainement assisté à des événements déterminants dans le flux de l’histoire du XXe siècle européen, et qui se sont projetés, sans doute, dans la sphère de son
intimité en introduisant des sentiments contrastés : l’espoir contre l’inquiétude, l’assurance contre l’angoisse… Or, la perturbation, voire le bouleversement, du quotidien ouvre un temps d’incertitude qui s’apparente de la notion de crise, du fait de la dualité que celle-ci suggère :
un échec ou un défi. Cependant, le sentiment de survie et la nature combattante de l’être humain la présentent plutôt sous l’aspect d’un défi, que cela soit la maladie ou la fracture sociale. Comme le mot crise contient et renferme autant de significations, il est indéniable que la vie d’une personne quelconque est traversée par des périodes de difficulté, de dépression et de malaise, mais qui se révèleront paradoxalement des moments décisifs dans son vécu. Pour cette réflexion, concernant le binôme crise et défi, notre choix porte sur Maria Casarès et, plus particulièrement, sur son livre de mémoires Résidente Privilégiée, œuvre dans laquelle l’actrice va consigner certains pans de sa vie. Ce récit est intimement lié à la guerre d’Espagne et, par conséquent, aux sentiments qui entourent l’exil : le déracinement et la crise d’identité, dans le domaine de l’individuel ; et dans un degré supérieur, il signale une fracture dans a société et son histoire. Dans ce parcours mémorialiste, Maria Casarès vient et revient sur le thème de l’exil et de la renaissance, ainsi que sur les différentes crises qu’elle a dû endurer le long de sa vie.
Le mot crise a été employé d’abord dans le discours médical et juridique pour indiquer une décision à prendre. En médecine, la maladie a été conçue comme une crise, parce que son irruption se traduit par un changement subit et temporel, dont l’issue va s’orienter impérativement vers le bien ou vers le mal. Bien que le sens figuré, ainsi que son sens politique, s’y ajoute plus tard, des traits spécifiques vont déterminer la notion de crise : d’un côté, la rupture d’un équilibre dans une durée limitée et, d’un autre, son dénouement par les conséquences qui en découlent. C’est ainsi que le terme crise a rejoint les domaines de l’individuel et du social, de sorte que les réactions émotionnelles et les périodes de la vie côtoient le malaise social, y compris des secteurs de l’activité humaine très différents.
Il faut remarquer que les connotations si diverses qui entourent ce mot rehaussent sa polysémie, alors que c’est plutôt la polyvalence qui le caractérise du fait de son emploi (Rault, Bikialo, 2003 : 2-3). En effet, les connotations multiples renvoient à des domaines très différents, mais dans lesquels il est toujours question d’un changement subit et décisif. Ce moment ponctuel, même dans une hiérarchie de valeurs, signale la perturbation de certaines circonstances, qui se prolongent dans la séparation entre le présent et le futur, dans le sens que l’avant est confronté à un après, susceptible d’être ressenti comme un avenir meilleur. Cependant, avant de traduire un échec, un bouleversement s’apparente plutôt à la notion de défi, qui, à l’origine, désignait la rupture d’un accord pour se concrétiser dans un combat ; c’est la provocation comme adversaire qui donne sens au duel dans l’espoir d’accepter ou de relever un défi. Sous cette perspective, un bouleversement quelconque se traduit dans l’action
d’affronter quelqu’un ou quelque chose, soit : une attitude, un comportement, un geste…, en même temps qu’il contient la réponse à une telle situation.
Cependant, la généralisation des connotations du terme crise et, plus particulièrement, son acception économique est remarquable, du fait de la périodicité qui la caractérise. Cette particularité a mis en évidence qu’une crise est constituée d’épisodes de rupture et d’équilibre, de sorte que c’est dans la phase de dépression que se reconstituent les ressources permettant la reprise. Placée sous le registre social, la crise est ressentie comme un trouble profond, qui augure un changement considérable ; dans cette circonstance, la société se voit vouée à prendre des décisions pour faire face aux défis, enfantés par le dysfonctionnement du corps social. Dans cette situation critique et dans un registre plutôt symbolique, l’homme se voit tiraillé vers le haut ou vers le bas –tout comme il avait été question dans l’interprétation de la maladie–, mais dans ce cas-là, le sentiment de survie relève, plutôt, de l’engagement, ce qui le rapproche aussi du sens de gageure du terme défi. De ce point de vue, les potentialités de la crise deviennent un défi selon Paul Ricœur:
L’engagement est ainsi la source d’une conviction […] qui constitue pour la personne la véritable sortie de la crise. […] L’engagement est cet effort dirigé vers la formation de l’avenir humain : la crise naît ainsi au carrefour où l’engagement est en lutte avec la tendance à l’inertie, à la fuite, à la désertion (1988 : 12).
Sous cette perspective, l’écriture de Résidente Privilégiée relève autant de l’engagement que du défi, dans le sens que cette prose déclarative se double d’une recherche personnelle et intime, comme l’avoue l’écrivain : « la quête aveugle de cette part d’inconnu si intime, si profonde, qu’il me fallait enfin affronter » (Casarès, 1980 : 16). Mais ce défi spirituel prend un aspect matériel et, plus précisément, typographique, puisque le 7 novembre 1977, Maria Casarès signe un contrat d’édition chez Fayard, et qu’elle s’engage à rendre son manuscrit le 30 septembre 1979, il est question d’un livre de mémoires dont le titre provisoire est Carte de séjour, résidente privilégiée. Elle reçoit cette proposition avant de partir en Espagne en 1976, lors de son apparition sur la scène espagnole à l’occasion de la mise en scène du Repoussoir de Rafael Alberti1. Il faut rappeler que l’actrice mettra quarante ans pour
1 Il faut préciser que Rafael Alberti était, lui aussi, un exilé et qu’il revenait dans son pays en 1976 tout comme
Maria Casarès. En outre, la première du Repoussoir a été ressentie, selon le journal ABC, comme un « événement théâtrale plein de significations » : « La noche de ayer, 24 de septiembre de 1976, en que se estrenó ‘El Adefesio’, de Rafael Alberti era más que una noche de teatro. Era el momento en que las dos Españas, separadas cruelmente por la guerra civil, se reconciliaban en el Arte, sin vencedores ni vencidos », ABC, domingo 26 de septiembre de 1976.
revenir dans son pays2, ce qui connote davantage le terme défi, parce qu’elle ne entreprendra
l’écriture qu’après ce séjour en Espagne et « avec tout le passé dans la gorge ». Le 30 septembre 1979, Maria Casarès termine son Résidente privilégiée, qui sortira le 14 février 1980. C’est en 1981 qu’apparaît la traduction à l’espagnol, encore plus inaperçue que l’édition française.
Cette autobiographie est, donc, placée sous les auspices du voyage, c’est-à-dire : le retour en Espagne le 19 juillet 1976, le séjour à Madrid entre 1931-36 ou le premier exil et, finalement, le départ pour Paris en novembre 1936. La vie de Marie Casarès s’inscrit, sans doute, entre les deux extrémités d’un long parcours, de telle façon que l’élan autobiographique avoué par l’écrivain donne sens réel et figuré à ce grand voyage qu’est l’écriture de l’intimité. Le thème du voyage et de l’exil vont de pair, parce que le retour ou l’accomplissement de cette trajectoire apportent à l’écrivain du recul, ainsi qu’une perception plus globale pour entreprendre le récit autobiographique, comme le signale Rosa Mª Grillo (1998 : 123). En outre, les connotations du terme voyage se projettent aussi sur la façon scripturale, à savoir : la linéarité qui caractérise les mémoires, enchaînées selon la cadence de la chronologie, mais aussi une écriture discontinue ou interrompue au gré des associations et des relations tissées par les méandres brumeux de la mémoire. Le lecteur est confronté à une chronologie linéaire, bien qu’elle soit brisée par les anticipations, les ellipses, les associations libres…, dans le but de reproduire aussi les états d’âme de l’écrivain : « la quête aveugle de cette part d’inconnu si intime, si profond, qu’il me fallait enfin affronter » (1980 : 16).
La biographie de Maria Casarès consigne qu’elle est née le 21 novembre 1922 à La Corogne (en Espagne) et qu’elle est décédée à l`âge de 74 ans, le 22 novembre 1996 à Alloue (en France). Il s’agit, donc, d’une existence qui a parcouru des moments décisifs de son temps, et certainement d’autres concernant la sphère de l’individuel et de l’intimité, tels que la maladie, la séparation et les réactions émotionnelles envers ces ruptures et, par conséquent, envers de nouvelles fondations à bâtir, dans la mouvance crise-défi-gageure. Par ailleurs, ces deux extrémités de son existence donnent un autre portée au terme voyage, en rapport étroit à la notion de crise, parce que la présence su père –Santiago Casares Quiroga– est fondamentale dans un premier parcours vital et dont la disparition –le 17 février 1950– ouvre un temps d’incertitude et de détresse ; en outre, l’irruption du théâtre, nouvelle fondation à conquérir,
2 En effet, l’actrice n’hésite pas à déclarer qu’elle avait mis 40 ans pour revenir dans son pays, alors qu’elle ne
viendra plus jamais dans sa Galice natale, dans l’espoir de bien garder ses souvenirs d’enfance (1980: 37). L’écrivain Manuel Rivas revient sur cette anecdote dans son article Paseo en burro con Casares –El País, 19 de
offre toute une panoplie de virtualités, y compris la quête d’une nouvelle identité jusqu’à un tel point que Casarès n’hésite pas à déclarer : « ma patrie est le théâtre ».
Cette autobiographie, voilée d’un récit d’apprentissage, fait une large place aux racines galiciennes et espagnoles de l’actrice, sans négliger la nouvelle patrie de son choix : la France et, en l’occurrence, le théâtre, ce qui est susceptible d’être conçu comme signe « d’avoir gagné un défi » ; en effet, elle déclare : « Mon nom est Maria Casarès. Je suis née en novembre 1942 au théâtre des Mathurins. J’y ai été élevée sous la tutelle de Marcel Herrand et Jean Marchat. […] Ma patrie est le théâtre » (1980 : 344). Cette déclaration apporte une autre particularité à l’exposition des faits, parce que la protagoniste se voit investie d’une double qualité chronologique : sa date de naissance réelle et sa date symbolique, ce qui lui permet de jouer avec les clairs-obscurs de la comédie humaine3 :
En ce jour de novembre de 1970, j’ai 28 ans d’âge. J’ai vu le jour en 1922. La terre dont j’ai été faite est la Galice. Je suis née au théâtre des Mathurins. Ma patrie est le théâtre et mon pays d’origine l’Espagne. Réfugiée. Célibataire, ma profession est l’exercice de l’art dramatique et j’habite le sixième étage du 148 de la rue de Vaugirard en tant que résidente privilégiée (1980 : 353).
Par ailleurs, du point de vue scriptural, la narration ainsi que la recherche des souvenirs devient un défi, puisque la déclaration de l’intimité prend les allures d’un aveu plutôt douloureux : « [Le] jour où j’entrepris, avec mon voyage en Espagne, l’aventureux trajet qui me mena à écrire ce livre et qui, pour commencer, m’obligea à forcer des tiroirs secrets restés jusque-là tabou, à la recherche de clés qui m’aident à ouvrir des portes jusque- là condamnées » (1980 : 316). Cependant, l’exposition de ces mémoires sollicite une esthétique, convenable aux différents épisodes et aux états d’âme qui la constituent ; c’est ainsi que la présence du moi se continue dans les multiples facettes des je probables, comme le remarque Claire Legendre (2013 : 46), de telle façon que c’est l’esthétique de l’énonciation qui colore les événements vécus4.
En ce sens, il est intéressant de rappeler certains aspects formels de ce livre, tels que le titre, la dédicace et sa structure. En effet, l’intitulé de ce récit de mémoires se prête à une lecture ambivalente, parce que Résidente privilégiée laisse entrevoir certains privilèges, dont María Victoria Casares Quiroga aurait pu bénéficier par son extraction sociale : une carte de
3Maria Casarès revient à plusieurs reprises sur cette particularité, indice caractéristique de sa nouvelle identité :
comédienne et exilée espagnole.
4 Il paraît évident que c’est l’auteur lui-même qui fait le tri de ses souvenirs et qu’il les enrobe de l’esthétique qui
résidence, ce qui ne serait pas la règle générale pour d’autres exilés et immigrés5. Mais ce
privilège peut être aussi toute une confluence de circonstances, lui permettant de devenir une grande comédienne, voir une grande tragédienne française. En outre, la dédicace « Aux personnes déplacées » peut être ressentie comme un hommage à ses compatriotes espagnols, sans négliger pour autant les esprits errants qu’avaient enfanté les premières décennies du XXe siècle. Finalement, la structure de ces mémoires s’articule sur trois volets –que l’écrivain
appelle Livre I, II et III– et sur lesquels sont exposés les âges de la vie : l’enfance, la jeunesse et la maturité. Cependant, le titre de chaque volet penche plutôt pour les états d’âme et devient aussi signifiant que significatif ; à cet effet, le récit commence Sous la tutelle de Pluton et se termine par les Privilèges de Saturne, et entre les deux se dresse Avatars. Or, les connotations qui découlent de ces allusions donnent sens à la portée déclarative de ces mémoires.
Le Livre I concerne son enfance et sa première jeunesse, qui sont, certainement, influencées par l’activité politique de son père –Santiago Casares Quiroga–, la guerre d’Espagne et, par conséquent, l’exil en France 1936. Cette fracture familiale et sociale se double des sentiments amers : la déchirure, le déracinement et la plainte de la séparation. Le thème de l’exil reste, donc, lié à la nostalgie du pays perdu, mais paradoxalement le retour ne parviendra pas à l’atténuer. En ce sens, le titre de ce volet est éloquent –Sous la tutelle de Pluton–, parce que Pluton ou Hadès, comme le remarque l’écrivain elle-même, est une force ambivalente : « et si l’accent est mis d’abord sur les valeurs noires : la souffrance, le mal, le drame, le trou, le gouffre, l’absurde, le néant, la mort… il convient de lui associer toutes les valeurs de la renaissance… » (1980 : 9).
Le Livre II – intitulé Avatars– s’ouvre sur l’arrivée à Paris en novembre 1936, c’est-à- dire l’exil en France et les nouvelles fondations à bâtir. Ce sera, d’un côté, l’espace familial de l’intimité, dénommé Le Pigeonnier et, de l’autre, ce sera sa naissance au théâtre. Cette période est, elle aussi, traversée par des moments critiques sur le plan social et individuel, suite aux événements aussi déterminants que l’Occupation de Paris et, par extension, la Deuxième Guerre Mondiale. Cette période présente des colorations diverses : la vitalité et l’enthousiasme qu’inspire la consécration au théâtre et la connaissance de Camus, mais aussi la tristesse et l’amertume qui accompagne la mort des parents de María Casarès dans l’appartement dit Le Pigeonnier : sa mère, Gloria Pérez, en 1945 et son père, Santiago Casares, en 1950. Les événements qui peuplent cette période rendent significatif le titre de la
troisième partie de ce volet, intitulée: La Fiancée et la Mort, d’autant plus que celui-ci se termine par ce mots de la fidèle Angèle : « El señor… Se ha muerto esta noche. C’était le 17 février 1950 ».
Le Livre III – Privilèges de Saturne– suit la déchirure survenue par le décès de son père. Cette absence, doublée de solitude, rend signifiant le titre, non seulement parce que Saturne ou Chronos est le Dieu du temps, mais parce qu’il est « chargé de nous faire accepter les épreuves que représentent les différentes crises de croissance » (1980: 333). Ce troisième volet suit une composition en diptyque : L’amnésique et Le retour, qui exposent la reconstruction de la personne après des expériences aussi douloureuses que la mort de son père et de son grand amour, Albert Camus : « [il] s’est brisé l’éclat même d’une magnifique maturité, quand j’ai dû retrouver des raisons pour grandir seule, quand disparurent, peu à peu, avec une régularité remarquable, ceux qui m’appelaient par ce qui sans doute était mon nom » (1980 : 340)6.
Comme on l’a déjà indiqué, la mouvance crise-défi-gageure va se traduire, dans ce contexte de l’intimité, dans la matérialité de nouvelles fondations, de nouveaux endroits de la sociabilité et de l’intimité, de sorte que l’appartement de la rue Vaugirard, dit Le Pigeonnier, s’éclipse au profit de la maison achetée à La Vergne7. En outre, les années 60 inaugurent,
comme l’a indiqué Florence M.Forsythe, le temps des métamorphoses, parce que l’actrice va s’investir davantage dans le théâtre comme correctif « à ce vide qui succède au deuil » (2013 : 91). Cependant cette attitude thérapeutique ne parvient pas calmer le manque de ceux qui sont partis et, surtout, de ceux qui peuplaient sa mémoire.
Les années 70 marquent un tournant dans la vie de la comédienne, car le décès de Franco permettra à Maria Casarès de faire le chemin à rebours, soit : retourner dans son pays et pour les siens ; cela est d’autant plus signifiant que la narratrice ne cesse de rendre hommage à son père et à son engagement politique. Cette période marque un temps de renouvellement et, par conséquent, d’accalmie dans les esprits. Retournée de l’Espagne en 1977, Maria Casarès avoue : « Au cœur d’une ville réconciliée où j’avais échangé mon nid haut perché pour un pied-à terre, les amitiés comme la famille se renouvelaient. […] éternelle
6 En ce sens, Florence M.-Forsythe est plus précise : « Elle se souvient […] de tous les noms par lesquels ils
l’appelaient : Albert Camus la nommait ‘l’Unique’, son père Vitoliña, Marcel Herrand ‘Mariquita » (2013: 130).
7 En effet, Maria Casarès va s’installer rue Asseline à Paris, bien que La Vergne ait une place de préférence :